J'ai les poches pleines de soleil ! ∞ Marapollon.

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Mary Jones
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MessageSujet: J'ai les poches pleines de soleil ! ∞ Marapollon.   Mer 29 Mai - 11:54

☼ En quête d'un titre.



It's called hot love.



Premièrement, joyeux anniversaire à Mary (a)
Secondement, ça fait des siècles que je vous parle d'un Marapollon, et d'un Sam Claflin. Et donc, voilà. L'année dernière j'étais à fond sur le Maryson, mais aujourd'hui je brave encore plus les limites. Je ship une relation Mary / Apollon. Si j'ai honte ? Absolument pas.
Tertiairement ( ? ) le Marapollon est écrit à " Tu " mais c'est toujours un point de vue Mary...

Il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne lecture, en espérant que le Marapollon aura autant de succès que le Maryson ! ♥

Avec de l'amour et du soleil. ☼
Laura. ❤



Love is life.
I remember those times, when we used to share everything we had. When we were young, innocent and we thought everything was possible. But guess what ? It wasn't. And we fell hard, and we tore apart.
And I miss you, you know.
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Mary Jones
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MessageSujet: Re: J'ai les poches pleines de soleil ! ∞ Marapollon.   Mer 29 Mai - 12:05




☼ Preview.



        Quand tu passes 32 ans, tu ne vaux plus rien, comme fille de Zeus. Sérieusement. Bonne à traîner dans les bars. Ce que tu fais. Il faut bien que tu gagnes ta vie, pas vrai ? Vrai. De toute façon, tu es trop vieille pour courir à la guerre. Parce qu'il y a toujours un soupçon de guerre, pas vrai ? Vrai. Mais au fin fond du Texas, tu n'es au courant de rien, ayant coupé contact avec à peu près tous le monde. Rachel te téléphone de temps à autres. Pour donner des nouvelles. Percy et Annabeth sont en vacances, bien méritées, jusqu'à la fin de leurs vies. Tyson et Ella sont sur l'île de Calypso. Tout le monde fait des bébés à tout le monde, ça se reproduit, ça assure la nouvelle génération.
        Et il y a toi, seule, misérable, en train de cramer sous le soleil de la scène ouverte et de chanter tout ce que tu peux, pour satisfaire un public qui te semble hypocrite. Des applaudissements. Tu souris. Il te reste une chanson avant de pouvoir te tirer d'ici. Érine, la propriétaire de toute cette mascarade, t'apporte une guitare, un immense sourire aux lèvres. Elle fait de l'argent, elle peut. Elle t'a déjà proposé d'écrire tes propres chansons. Mais les gens ne voulaient pas entendre un truc du genre « Je suis une fille de Zeus à la retraite, babe. »
        Tu commences Hereos, de David Bowie. Une de tes chansons préférées. Parce que tu la prends cyniquement, aujourd'hui. Des applaudissements, encore. Tu poses ta guitare sur le tabouret et quittes la scène après un bref salut de la main. Tu n'es pas Kate Middleton non plus. Tu rentres dans l'établissement bar, la scène se tenant à l'extérieur. Là tu te diriges à la pièce qui te sert de loge, c'est à dire la réserve. Après avoir refermée la porte derrière toi, tu te diriges vers la table où est posé ton manteau et ton sac, dans le but d'aller t'affaler sur ton canapé le plus vite possible.
Sauf qu'évidemment, les choses ne se passent jamais comme tu le veux. Tu entends la porte s'ouvrir, dans ton dos. Tu te raidis, ton instinct de demie-déesse se réveille. Ce n'est pas Érine. C'est quelque chose qui a un pas lent, un souffle plus lourd, et qui sent l'homme. Tu te retournes, d'un rapide mouvement, pour faire face à ton pire cauchemar. Il est là, en chaire, en os, et en degrés de sex-appeal qui ne devrait pas être permis par la loi. Toi qui essayais de l'oublier, pour de bon. Mnémosyne n'était déjà pas en ta faveur, mais s'il utilise ses talents de véritable Dieu pour toujours te retrouver...
        « Qu'est-ce-que tu fais ici ? »
        Ta voix est agressive. Moins que tu ne l'aurais voulu. Il sourit, et s'approche encore. Si tu cours, en trois pas tu es dans ses bras. Mais tu ne veux pas, ça non.
        « Qu'est-ce-que tu fais ici ? »
        Répond-il en insistant sur le pronom personnel. Tu sens des frissons parcourir ton dos rien qu'en entendant le son de son timbre. C'est injuste que le dieu de la beauté soit aussi celui de la musique.
        « Tu devrais être à New York, avec tes amis. A la colonie. Ils ont besoin de toi, tu sais ? »
        Tu le regardes. Il te regarde. Tu as envie de le frapper. Alors, c'était ça. Il était revenu pour ça ? Pour te ramener à la colonie. Parce que les adolescents actuels sont trop stupides pour sauver le monde, et que les vieux se prennent des vacances ? Pas pour discuter, s'excuser, recommencer ? Tu grognes, malgré toi. Tu n'es certes pas un chien enragé, mais tu peux être une véritable sauvage quant tu es en colère.

                « Tu sais quoi ? Va te faire foutre, Apollon. »


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MessageSujet: Re: J'ai les poches pleines de soleil ! ∞ Marapollon.   Mar 2 Juil - 15:17

☼ Ça commence toujours par une rencontre.


Chapitre 1. ☼



        En te garant, tu te répètes maintes fois que c'était une mauvaise idée. Tu tournes les clefs, éteignant le moteur, et fixes le cadran qui affiche l'heure. C'est le seul point lumineux qui peut te perturber, hormis le lampadaire qui diffuse la lumière le long de la rue. Parce que bien sûr, à neuf heures passé, il fait nuit. Tu pousses un soupir, attrapes ton portable que tu avais lancé sur le siège passager et appuies sur l'unique touche. Trois nouveaux messages. De la même personne. Ta meilleure amie t'attend impatiemment. C'est normal, elle veut te présenter son nouveau petit-ami. Celui-là s'appelle Andreas, et il est blond. Et il est con. A croire que la rime logique est automatiquement applicable. Tes doigts pianotent sur l'écran tactile un bref " J'arrive " et tu descends de ta voiture, la verrouilles et ranges tes clefs dans ton sac. Sac offert par Rachel, justement. Bref, si tu t'attardes encore, elle va te faire la gueule, alors tu te hâtes et te diriges vers l'entrée du bar où elle t'attend. Un bar. Comment ils peuvent appeler ça un bar ?
         C'est ce que tu te demandes en entrant dedans. Cet endroit fait office de restaurant, boîte de nuit et pub. Mais ils ont raccourci ça à bar. Enfin. Oliver a raccourci ça à bar. Oliver, c'est genre le gars trop chelou mais super sympa que tu fréquentais quand tu te faisais chier. Et quand je dis fréquente, je dis et plus si infinité. Surtout plus si infinité, en réalité. Mais, ça, c'était avant. Aujourd'hui, vous êtes simplement amis. Ce qui n'est pas forcément mauvais.

         « MARY ! C'est pas trop tôt, tu m'as presque fait attendre. »

         Ça, c'est ta rousse de meilleure amie. Et si tu ne peux pas respirer, c'est normal, c'est qu'elle est en train de t'étouffer. Enfin, de te faire un câlin. A croire que tu ne l'avais pas vu depuis une éternité, alors que vous vous étiez aperçues la veille à la colonie. La colonie, c'est là où il y a toute ta famille, et tes amis. Et c'est ton deuxième chez toi, là où les gens sont comme toi. Parce que tu n'es pas une fille comme les autres, non, tu es la fille de Zeus. Rachel te lâche et attire par la manche le blond. Si tes souvenirs sont exactes, c'est un fils de Trivia. Tu le salues d'un vague geste de la main, mais lui t'attire pour te faire la bise. C'est qu'il est résistant, en plus. Quand il se retire, tu lèves un sourcil et le regardes de haut en bas : il n'est pas laid, mais ton côté possessif ne veut pas voir ta meilleure amie avec un garçon. Mais elle mérite d'être heureuse, bien sûr.
         Rachel attrape la main d'Andreas et vous entraîne tous les trois à une table. Tu as presque envie de grogner, rien qu'en pensant à la soirée qui t'attend. En effet, le garçon allait certainement être poussé à raconter sa vie. Rachel va raconter à quel point elle est heureuse. Et toi, tu seras là comme une cruche à écouter et à t'imaginer partir loin d'ici. Parce qu'il est certainement hors de question que tu subisses ça. C'est genre le troisième de l'année, et on arrive à peine dans le mois d'avril. Donc, tu peux être blasée.
         Ça y est, Rachel se lance dans « comment Andreas est trop génial » et toi, tu te mets à flâner. Involontairement, bien sûr. Ton regard parcourt la salle, tu reconnais des gens, tes amis. Ceux que tu aimes de trop. Et ceux que tu aimes moins. Et là, tu croises le regard d'Oliver, au bar. Il a l'air bien. Il discute avec l'amour de sa vie, bien qu'il ne soit pas encore au courant, Mila. Mila est une fille géniale, et tu l'adores. Comme tu adores Oliver. C'est pour ça que tu veux tellement qu'ils finissent ensemble. Au point que tu as dit adieu à ton sex-friend préféré. Oliver te remarque, et tu le salues de la main. Tu as envie de lui faire un signe digne d'Hunger Games, pour qu'il vienne te sauver, mais il s'excuse déjà auprès de sa cliente pour venir te dire bonjour. Rachel parle maintenant dans le vide, puisque tu n'as d'yeux que pour le garçon. Dans le genre regard de détresse. Arrivé à votre hauteur, il salue brièvement tout le monde, avant de te fixer. Tu te sens presque coupable, mais de quoi tu l'ignores.

         « Mary. Tu peux aller sur scène jouer de ce que tu veux ?
- Euh, ouais ?
- Non, mais Olive ! Steuplaaait, on discute !
- Roh, mais vous pouvez faire ça demain ! Et puis, moi, j'ai pas de guitariste ! Allez, zou ! »

         Voilà pourquoi tu l'aimes. Quand il est de bonne humeur, il est vraiment très gentil et serviable. Tu prends la main qu'il te tend, embrasses la joue de Rachel et attrapes ton sac au passage. Oliver t'entraîne vers la scène, vous montez les marches ensemble, et tu le regardes d'un air ahuri, avant de lui demander :

         « Et qui va chanter ?
- Oh, je vais chanter. »

         Le problème, et il l'avait certainement oublié, c'est qu'il ne savait pas chanter. Pire, il y avait certainement quelques enfants du dieu de la musique dans la salle pour se moquer de lui. Tu cherches à le convaincre de ne pas faire ça. Vainement, et c'est ainsi que tu te trouves assise sur un tabouret, une guitare en mains, des projecteurs allumés sur toi. Tu ne rougis pas, tu es presque une habituée des lieux. Tu n'es certes pas une enfant d'Apollon, mais tu te débrouilles avec quelques trois instruments et tu as déjà assisté des chanteurs. Enfin, des gens bourrés le plus souvent. Mais Oliver n'était pas une personne bourrée, donc tu ne peux pas dire ça.
         Étant donné que tu es très douée et que tu ne connais absolument aucune chanson par cœur, tu grattes des accords au hasard. Et Oliver beugle une chanson, qu'il dédira ensuite à Mila. Ça te fait sauter de joie, mais tu restes calme. C'est ainsi qu'une soirée scène ouverte s'improvise, et que tu laisses ta guitare à Andreas. Ha, l'éternelle chanson d'amour niaise. Complètement lasse, tu ne te diriges pas vers ta meilleure amie en extase mais vers le bar. Tu penses à remercier Oliver, mais n'y vas pas parce qu'il discute avec sa très certainement future petite amie. Les tabourets sont libres, puisque les personnes s'étant installées dessus sont maintenant attroupées face à la scène. Il n'y qu'un homme, à qui tu donnes à peu près ton âge, qui regarde fixement son verre empli d'un liquide transparent. Tu ne t’attardes pas plus sur lui, sors ton portable de ton sac et commande un Orangina à la serveuse. Tu n'apprécies pas particulièrement cette boisson, mais tu n'avais pas besoin d'alcool ce soir. Tu seras certainement partie dans moins d'une heure, n'ayant rien à faire ici. Mais tu ne peux pas quitter le lieu immédiatement. Parce que tu te sentirais complètement inutile. Comme ci rester ici plus longtemps allait changer quelque chose.
         Tu n'as pas de messages. Tu soupires et décides d'en laisser un à ton meilleur ami. Tu lui racontes ta galère du soir. Pendant ce temps, on te sert ton verre. Tu le bois distraitement, envoies finalement ton message et décroches de ton téléphone pour lancer un vague regard sur la scène. Deux filles jouent du piano à quatre mains. Comme si tu étais une caméra de cinéma, tes yeux cadrent maintenant plus près de toi. L'homme assit te regarde un sourcil levé et un faible sourire sur le visage. Sans être impoli toutefois. Tu lui offres un sourire, et c'est alors qu'il t'adresse la parole.  

         « Tu as peur de te faire percuter par l'homme canon ? »

         Tu as mis un temps à comprendre. Ensuite tu as ri. Tu as pris quelques secondes pour détailler l'homme. Il semblait assez grand, assis sur son tabouret. Un rapide regard sur sa tenue te fait apprécier ses goûts vestimentaires. Et puis tu cherches à détailler son visage. Mais tu le trouves indescriptible. Il est beau, ça c'est certain. Ses cheveux sont de taille respectable, ne descendent pas plus bas que ses oreilles, sont en bataille, de couleur châtain. Il a le teint pâle ce qui fait ressortir ses yeux marron - verts - bleus - gris. Bleus. Le nez fin, tout comme la bouche rose à souhait. Et puis, la fausse barbe sauvage de trois jours qui lui donne un côté rebelle et fichtrement sexy. Tu te contiens, c'est pas le moment de baver, et réponds :

         « Cette pub ne date pas de dix ans ?
- Au moins. »

         Répond-il en riant. Maintenant, tu es sûre d'une chose : il ne boit pas de l'eau. Mais il a l'air sympa, c'est pour ça que tu enchaînes.

         « Déception amoureuse ?
- Déception tout cours. Guitariste hein ?
- Ouais.
- Ça sonnait bien.
- Merci ? »

         Tu n'étais pas tellement convaincue que c'était un compliment. Il ricane. Tu bois de ton verre pour ne pas rougir. Parce qu'il te regarde. Et que tu trouves ça très perturbant. Le tabouret qui vous sépare est franchi par ton corps, tu te rapproches de lui. Tu ne sais même pas pourquoi tu agis comme ça. Peut-être parce que tu ne l'as jamais croisé avant. Tu trouves ça presque louche. Alors, tu te présentes.

         « Mary Jones, au fait.
- Je suis supposé te serrer la main ?
- Hum. Ouais. Et aussi te présenter.
- Ouais. Mais ça, c'est pour ceux qui ne se connaissent pas. Et se vouvoient, aussi-
- C'est toi qui a commencé par le tutoiement.
- Et je sais tout de toi.
- Vraiment ? »

         Il acquiesce. Et tu commences à flipper. Tu retires ta main tendue après avoir subi le plus grand vent de ta vie. Il te fixe, bien au fond des yeux, avant de te dire.

         « Mary Jones, 26 ans. Fille de Zeus et une certaine Rebecca Jones. Demi-déesse connue pas forcément pour ses performances au combat mais plutôt pour ses grandes histoires de cœur. Descendante de Vénus, à quelques générations éloignées. N'a jamais réellement eue de prophétie à elle, alors qu'elle a souvent joué un rôle important pour éviter les guerres. Oh, et elle parle aux oiseaux. Et elle sait voler, aussi. Depuis plus longtemps que Jason Grace, même. Dernière aventure : Oliver Weaver, fils de Cérès. »

         Tu restes bouche bée. Voilà, ça c'était ta vie. Et toi, tu ne sais rien de lui, même pas son nom. C'est là que tu te souviens que tu as un meilleur ami métamorphomage, qui peut changer d'apparence quand il le souhaite... Et que tu as aussi des amis sorciers qui peuvent faire ça.

         « Eum. Lyle ?
- Julian, Apollon. »

         Bien sûr, cela expliquait la beauté. Il avait tendu sa main, et tu la serras brièvement. Un tas de questions trottaient évidemment dans ta tête. Tu n'avais jamais entendu parler d'un fils d'Apollon du nom de Julian. Et il savait trop de choses sur toi.

         « Comment ça se fait qu'on ne se soit jamais rencontré ?
- Et bien, je vagabonde en solitaire.
- Alors, comment tu sais toutes ces choses sur moi ?
- Appelons ça un don, veux-tu ? »

         Bon. Tu ne voulais pas. Mais c'est pas grave. Tu le tortureras avec des couteaux plus tard. Parce que là, il te sourit dans le genre... Bah, il te drague. Mais il est éméché, alors... Et bien, tu ne profiteras pas de la situation. De toute façon, tu as décidé que les coups d'un soir, c'était fini pour toi. Et puis, Julian était vraiment flippant. Vous passez une bonne minute à vous regarder dans le blanc des yeux, jusqu'à ce que tu décides de briser le silence.

         « Tu bois quoi ?
- Quelque chose de mauvais pour la santé.
- Mais encore ?
- Je ne pourrais pas conduire après ?
- Ouais, sauf si tu veux finir dans l'arbre.
- Pourquoi pas un panneau de signalisation ?
- Et un feu tricolore ?
- Et... Ok, je trouve rien là. C'est de la vodka.
- Pas bien.
- C'est ce que je dis.
- Pourquoi tu déprimes ?
- Parce que c'est cool ?
- Ouais, je sais. Mais plus sérieusement ?
- Hum. Aujourd'hui, c'est mon anniversaire et personne ne le sait. Parce que je vis en solitaire, tu vois ? Ça me convient, mais des fois c'est pesant.
- Et ça te fait quel âge ?
- 27.
- Oh, bah t'es vieux. »

         Tu ris, et il te lance un regard critique, puis rit à son tour. Tu ne peux t'empêcher de trouver ça adorable, et tu ne peux t'empêcher de vouloir te gifler pour ça. Alors, tu reprends la parole, un ton en dessous de la normale.

         « Joyeux anniversaire.
- Merci. »

         Baisser la voix vous a fait vous rapprocher. Dire que tu es troublée par ce rapprochement n'est que la pure vérité. C'est dans une sorte de soupir qu'il te dit alors, avec un air des plus charmeurs qu'il soit.

         « J'en connais une sous le charme.
- Et j'en connais un qui prend ses désirs pour la réalité. »

         Il fait la moue et tu lui souris. Il se décale de toi et termine son verre. Pour en recommander un autre. Tu ne peux t'empêcher de lui faire remarquer qu'un seul suffisait. Auquel cas il te répond qu'il a le droit, puisqu'il se déclare en dépression. Tu lui conseilles d'aller voir un psy, il pense qu'il n'en a pas besoin. Vous passez ainsi la soirée à discuter, de tout et de rien. Il te drague ouvertement, et tu réponds plus ou moins à ces avances. Tu regrettes presque de ne pas l'avoir rencontré avant. Il est assez drôle, certainement à cause de l'alcool, plutôt gentil, intelligent et, avouons-le, vraiment très beau. S'il en connaissait une sous le charme, tu étais certaine de la connaître aussi.

         « Je suis sexy hein ?
- Deux ?
- Haha. Ne réponds pas B.
- B.
- T'es pas drôle.
- Je sais.
- Et tu me réponds quoi pour faire un D ?
- Dééééééééééétend-toi ? »

         Vous riez tous les deux. Il pose sa tête sur ton épaule et tu ne peux empêcher un sourire de naître sur ton visage. Vous avez acquis, en peu de temps, cette sorte d'étrange complicité qui met généralement des semaines à s'installer entre deux personnes. Et toi qui pensais que tu allais passer une mauvaise soirée à poireauter devant Rachel et Andreas. Les deux avaient d'ailleurs quitté l'établissement il y a environ une demie-heure de cela. Enfin. C'est ce que tu juges. Ton manque de notion du temps te fait regarder ton téléphone. Il est maintenant presque minuit. Tu pousses un mince soupir, et regardes l'Apollon qui s'est redressé à côté de toi. Il a aussi regardé l'heure, et affiche un maigre sourire pâteux.

         « Il est tard.
- Mary ?
- Julian ?
- T'peux me ramener, s'il-te-plaît ? »

         Il te fait des yeux de chien battu. Généralement, tu réponds à un « s'il-te-plaît » par un « il ne me plaît pas » mais aujourd'hui tu t'abstiens. Il est vraiment très joli quand il fait cette tête, et en plus tu ne te sens pas de lui refuser ça. C'est son anniversaire. Et même si tu l'as rencontré quelques heures plus tôt, tu l'as déjà adopté. Dans ton cœur, pas comme un animal évidemment. C'est pourquoi tu réponds doucement :

         « Bien sûr... Tu n'as pas peur que je te kidnappe ?
- Bah, au pire... Je serais kidnappé par une fille sexy, alors tu peux faire ce que tu veux de moi. »

         Tu ris, et te lèves de ton tabouret. Prends ton sac, paies ta note et celle de ton camarade - tu y tiens, c'est son anniversaire - salues brièvement Oliver de la main, qui te répond par un signe significatif des sourcils, du genre « allez t'as pécho ! » et attrapes le bras de Julian. Vous vous dirigez tout deux vers la sortie, le parking, ta voiture. Il te laisse le conduire, vacille par moment. Il avait l'air de tenir l'alcool, mais ce n'est plus la même chose une fois debout. Il prend place sur le siège passager, tu démarres la voiture. Tu es assez fière de toi, ça fait environ un mois que tu as le permis. Ouais, tu as galéré et t'es un danger public au volant, mais peu importe. Il te donne son adresse. C'est à deux rues de chez toi, ce qui t'étonne encore. Pendant le trajet, il t'apprend qu'il vient juste de s'installer en ville. Il essaie de se fixer, pour une fois. De vivre. Tu ne dis rien et l'écoute. Tu as toujours été douée pour écouter les gens. Et puis, des fois il vaut mieux se taire que dire n'importe quoi. Tu le sais bien assez. Ce que tu vois, et espères surtout, c'est que tu puisses le revoir. C'est comme pour les coups d'un soir, certains tu veux les revoir, d'autre non.
         Tu arrives devant chez lui, un immeuble de bonne mesure qui semble parfaitement correct. Il détache sa ceinture, et tu le regardes.

         « Merci pour tout.
- Ça m'a fait plaisir.
- Je peux avoir ton numéro ?
- Un vagabond qui a un portable ?
- J'ai aussi une vie sociale. Mince, certes, mais... »

         Tu ris et prends l'appareil qu'il te tend. Tu entres ton numéro dedans avec comme pseudonyme « la fille la plus sexy de la planète » et lui rends en souriant. Oui, tu te trouves absolument hilarante. Il te remercie et range son portable dans l'une de ses poches. Tu reprends la parole.

         « Est-ce que tu vas réussir à retrouver ton chemin ?
- Il me semble que oui. Sinon je t'appelle, hein ?
- Avec joie ? »

         Il lève les yeux au ciel, enfin au plafond, avant de se mettre à te fixer. Tu avales ta salive. Tu sais ce qui va arriver pour avoir regardé assez de films romantiques, niais et débiles. Mais... Tu ne sais pas. Vraiment, tu ne sais pas pour une fois. D'habitude, tu lui sauterais dessus. Mais avec Julian, tu ressentais quelque chose de différent. Réellement différent. Peut-être qu'un enfant d'Aphrodite appellerait ça une attirance qui se finira en amour torride, brûlant, passionnant et merveilleux. Tu ne sais pas. Et maintenant tu réfléchis trop. Et ça doit se voir. Il sourit. Ses yeux passent sur tout ton visage, s'attardent sur ta bouche pour finir par s'ancrer dans les tiens. Et oui, il se rapproche.

         « Mary ?
- Hun ?
- Ça va ?
- Je n'embrasse pas au premier soir.
- Moi si. »

         Et ses mains s'emparent de ton visage. Et il se rapproche. Et ses lèvres trouvent finalement les tiennes. Et tu le laisses faire. Et tu réponds. Et tes mains passent derrière sa nuque. Heureusement que tu n'embrasses pas le premier soir. Vous vous séparez, à bout de souffle. Et la seule chose que tu trouves à dire, c'est un truc très futile du genre :

         « Tu pues l'alcool.
- Bonne nuit.
- Ouais, toi aussi. »

         Il t'embrasse la joue et quitte finalement ta voiture. Toutefois, avant de fermer la portière, il te demande :

         « Peux-tu juste tomber amoureuse de moi ? S'il-te-plaît ? »

         Tu ricanes, avant de répondre un « Il me plaît. » Il referme la portière et se dirige vers son immeuble. Tu te mords la lèvre inférieure. Tu te demandes ce qu'il t'arrive, sérieusement. Tu dois être devenue complètement dingue. Mais bon. Tu reprends contenance en soupirant, et conduis jusqu'à chez toi avec un sourire idiot sur le visage. Parce que c'est idiot, l'amour.


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J'ai les poches pleines de soleil ! ∞ Marapollon.

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