Another Heart Calls

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Alice M. Standford
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MessageSujet: Another Heart Calls   Sam 21 Juil - 12:37

1

– Potter ! Potter regarde-moi !
Je n'avais aucune envi de le regarder. Mon esprit et mon corps criaient tout entier. Ça faisait maintenant six ans que ce cauchemar durait. Je m'étais attaché à un homme qui ne saura jamais me rendre heureuse. Il m'a pris dans ces filets et maintenant j'en suis dépendante.
Harry. Il avait toujours voulu m'aider mais il n'a jamais su comment. Mon frère ne savais même pas ce qu'il pouvait faire, ni comment le faire mais je lui pardonnais. Harry n'avait rien à voir avec lui. Lui. Rien que d'entendre ce simple mot me donne des nausées et me donne la joie de vivre. Opposition totale, certes. Même moi je ne la comprenais pas.
Je l'avais semer, enfin. J'ouvris la première porte et me réfugiais à l'intérieur de la salle de classe. Comme à mon habitude je m'assis dans un coin de la pièce me recroquevillait sur moi même et laissais les cris au font de moi sortir de ma bouche. Je hurlais. Je hurlais ma souffrance et ma douleur. Je hurlais de ne pas pouvoir me sortir de cet enfer. Et dire que tout avait si bien commencer. Je hurlais de plus en plus fort au souvenir de Harry, effrayer de me retrouver dans cet état dans la salle commune. Ce jour là, j'avais penser que j'étais définitivement seule dans la salle commune de Gryffondor, je me suis assise et j'ai crier. Il est arrivé à ce moment là, me regardant impuissant face à la douleur. Les larmes coulaient le long de mes joues, elles n'ont jamais cesser de couler.
J'étais terrifier. Mes cris avaient finis par ce taire, je suffoquais. J'avais du mal à respirer. Dans ces moment là, j'enfonçais mon poing dans ma bouche. Ça me calmais, je me sentais libérer d'un poids énorme. Plus je m'étouffais plus je me libérais. Quel cercle vicieux.
– Lucie ?
Je n'osais plus bouger. Non … Il ne pouvait pas y avoir quelqu'un … J'étais seule. Je me concentrais sur cette idée. J'étais seule. Personne. Il n'y avait personne. Personne ne pouvait être ici.
– Lucie ?
– Tais-toi ! hurlais-je. Laisse-moi !
Je me tenais la tête en essayant de taire mes sanglots ainsi que cette voix dans ma tête. Je fermais les yeux en répétant à cette voix de me laisser et surtout de se taire. Je m'effrayais-moi même. Je n'étais plus que l'ombre de moi même. J'étouffais dans cette pièce, dans ce château, dans ce pays, dans ce monde.

– Lucie ! Réveil-toi !
J'ouvris les yeux assez difficilement avant de voir un groupe d'élève réunit autour de moi. Mais je vis surtout Harry complètement perdu.
– Ça suffit, lâcha-t-il. Cette fois, tu m'accompagnes à l'infirmerie.
– J'ai pas besoin de ça Harry, répondis-je avant de distinguer les premières années et surtout le professeur Rogue.
Je me levais difficilement et sortis de la salle avec un simple. « À tout à l'heure. » adresser au professeur Rogue. Harry me suivait de près. Il n'osait pas me contre-dire et je savais pourquoi. Si il insistait je m'énerverai et je n'oserai même plus lui adresser la parole avant un moment. Ce qui lui était insupportable.
– Tu n'as pas manger ?, me demanda-t-il.
– Non.
C'est tout ce qu'il me dit sur moi. Il ajouta juste avant de se taire qu'on devait aller en cours de potion et qu'il fallait récupérer Ron au passage. Ron. Mon meilleur ami à Harry et moi. On l'avait rencontrer tous les deux en première année dans le Poudlard Express et on avait bien rigoler tous les trois.
Après avoir récupérer Ron qui semblait vraiment s'inquiéter à mon sujet, on partit pour le cours de potion. Personne ne parla. Tant mieux. Je n'avais aucune envi de faire semblant d'aller bien. Et encore moins faire semblant de faire comme si de rien était. Je voulais me renfermer dans le silence et il l'avait bien compris.
On arrivait dans la salle. La tête complètement ailleurs je ne fis que suivre Harry et Ron vers une armoire et pris le premier livre qui venait. J'entendis Harry. Je n'avais aucune envi de l'inquiéter et je voulais rester à coter de lui malgré l'absence de conversation. Je n'écoutais même pas le cour, en repensant à tout ce qui c'était passer depuis ce matin. Une larme coula le long de ma joue et d'un revers de la main je l'effaçais avant que mon frère ne la remarque. Je ne voulais pas pleurer une nouvelle fois devant lui.
Le main de Harry qui serait la mienne me réconfortait. Je la serrais plus fort, il fit de même. Lorsqu'il marcha je le suivis, on s'installait à une table avec Ron et la meilleure amie de Harry nommée Hermione. Je lui parlais de temps en temps. C'était une fille que j'appréciais vraiment et qui me faisait rire avec tout ces livres. Ça me rassurais d'être avec eux. Harry m'expliqua à quel page je devait ouvrir mon livre et me dit que si j'avais un problème avec ma potion je pouvais lui demander de m'aider. J'approuvais d'un signe de tête et me referais au livre. Il fallait couper quelque chose qui définitivement ne voulait pas ce couper. J'insistais avec mon couteau mais il finit par voler. Je regardais là où il était partit et croisait son regard à lui. Non … Qu'est ce qu'il faisait là ? Il se pencha pour ramasser ce qui était tomber à coté de lui, se releva et me le tendit, m'incitant à venir le chercher. J'hésitais et finit par y aller.
– Je suis désolé Potter, me dit-il en attrapant la main que je tendais pour récupérer ce que j'étais venu chercher. Sincèrement désoler.
Je ne répondit pas. Il lâcha ma main et ayant pris soin de déposer ce que j'étais venu chercher. Je regardais ma main et jetais de toute mes forces cette chose avant de partir en courant, ignorant le regard de mon frère en me disant que rien de tout ça ne c'était passer. Laissant couler les larmes loin de la salle j'entendis la porte de celle-ci claquer et quelqu'un me poursuivre dans les couloirs. J'accélérais. Je ne pouvais et ne voulais pas que cet individu me rattrape. Malheureusement pour moi, il finit bel et bien par m'attraper le bras.
– Pas cette fois Potter.
Je restais immobile. Non, n'importe qui mais pas lui s'il vous plait. Je restais immobile, coupant ma respiration qui faisait taire mes sanglots. Je voulais mourir étouffer là maintenant. Je ne voulait pas replonger une nouvelle fois. Je voulais me sortir de cette situation dans laquelle je n'étais évidement pas heureuse.
Il m'attira contre lui et me prit dans ces bras. Essayait-il de me calmer tout en sachant qu'il n'y arriverait pas. Tout en sachant que c'était lui la raison de mon mal-être. Oui il savait tout ça. Il savait que mon mal-être s'exprimait à cause de lui. Ça lui était évidant. Mais il savait aussi que si je ne me sentais pas bien avec lui c'était encore pire sans lui. Et ce cercle vicieux revenait encore. J'étais prisonnière de plusieurs cercles vicieux et je savais que personne ne pouvait m'aider.


 
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Alice M. Standford
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MessageSujet: Re: Another Heart Calls   Mer 25 Juil - 17:44

2

Ce jour là je ne suis pas retourner en cours, j'ai passer tout mon temps dans la salle commune et ne suis même pas descendue pour manger de peur de le croiser. Pourtant j'avais cette envie de le voir de lui sauter au coup. Comme si de rien était parce que, de toute évidence, j'avais besoin de ça, j'avais besoin de lui. Même s'il pourrissait ma vie.
Au moment des cours, je suis sortie de ma salle commune et ai été prendre un bain dans la salle de bain des préfets. C'est Hermione qui m'en donna la permission après être venue me voir dans la salle commune.
La salle de bain était grande et spacieuse. Quand à la baignoire on pourrait la confondre avec une piscine. Je mis le robinet sur au froid et laissais couler l'eau. J'attrapais un peignoir, me déshabillais et le mis. Ce bain allait me geler mais allait me faire du bien dans un sens. J'en avait besoin pour échapper à mes démons, à mes craintes.
Je mis un pied dans le bain et hésitais à le ressortir tellement c'était glacer. Pourtant je m'y installais et laissais mon corps se paralyser. Mon corps souffrait, mon esprit se sentait mieux. J'étais libre. Je me sentais mieux dans cet enfer là. La douleur bloquais parfois ma respiration et je laissais couler ma tête au fond du bain avant de remonter. Mon cœur et mon corps criaient d'arrêter, de sortir de ce bain, mon âme me disait de rester car elle se sentait enfin libre. Je l'écoutais elle car ça me soulageais. Mon corps n'était que le supporte de mon âme. Alors qu'importe ce qu'il me disait. Je voulais me libérer de cette souffrance.
Complètement paralysée je ne sais même plus combien de temps j'étais dans ce bain. Je crois même avoir laisser mes larmes couler et ma respiration, je commençais à la perdre. Mon âme était-elle entrain de se libérer au point de partir ailleurs ? Peut être que oui. Et si ça la soulageait tant mieux. J'avais besoin de ça. J'avais besoin qu'elle se sente mieux même si ça m'était en scène ma mort.

Je me réveillais sans le souvenir de mettre endormie mais cette fois, je me sentais bien. Mon corps ne souffrait plus et mon âme était encore dans son monde paisible. J'avais chaud. J'étais bien. Quelqu'un m'avait pris dans ces bras et je savais que c'était Harry. Je refermais les yeux et le blottis un peu plus contre lui. J'étais vraiment bien. Il resserra son étreinte et pour la première fois en six ans j'étais bien.
– Drago ? Qu'est ce que tu fous ?
Je me levais d'un bon tout en regardant autour de moi. Je n'étais ni dans la salle de bain, ni à l'infirmerie, ni dans ma salle commune mais à celle des Serpentard. Qu'est ce que je faisais là ? Et si c'est lui qui m'a sortit du bain est-ce qu'il m'a vu … Non il ne m'avais pas vu complètement nu. Il m'a quand même respecter un minimum. Enfin … Il n'était pas vraiment du genre à me respecter.
– Qu'est ce que tu fous là toi ?
– Demande ça à ton copain, répondis-je froidement à Pansy avant de partir.
– Je ne suis pas son copain.
Je l'ignorais et en voulant sortir je me rendit compte que je ne savais pas par où aller. J'étais piéger dans la fosse aux Serpents et ça ne me plaisais pas. J'étais piéger avec celui qui me faisait le plus mal mais qui me faisait aussi le plus de bien.
– Viens, me dit-il en me prenant le bras.
Il me fis sortir de la salle commune tout en ignorant Pansy qui ne fit que se plaindre. Il m'emmena dans l'un des couloirs de cachots pour qu'on puisse parler calmement mais je n'avais aucune envi de lui parler. Je voulais partir et en même temps rester. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Mais si je prenais la fuite je sais que je perdrais face à lui et je ne pouvais pas le tolérer.
–Laisse tomber, j'ai pas envi de parler avec toi.
Maintenant je pouvais partir. Je n'avais rien à lui dire et ça j'espère qu'il l'avait bien compris. Mais il continuait de m'appeler, je faisais semblant de ne pas l'entendre. Ça me faisait mal mais ça me rassurais aussi d'un côté. Et si je n'étais pas totalement dépendante de lui ? Mais bien sûre que si. Pourquoi essayer de cacher les apparences. Il était dans ma peau. Entièrement dans ma peau. Et je n'arrivais pas à m'en débarrasser.
–Miss Potter, il ne me semble pas vous avoir vu à mon cour cet après-midi, me dit Rogue qui avait bien choisit le mauvais moment pour passer.
–Non monsieur. Je ne me sentais pas bien … Vous savez depuis ce matin …
–Je ne veux pas entendre vos excuses. Vous serez coller deux heures samedi après-midi.
Deux heures de colle car je n'allais pas bien. Était-ce une blague ? Venant de Rogue je ne pense pas. Et ça m'énervais. Il venait de raviver ma colère et ma rage. Mais je me calmais et laissais couler cette fois les larmes de ce soir.
–Comment vous avez fait ? Je veux dire, vous avez réussi à oublier ma mère, Lily Evans ?
Je me retournais pour voir Rogue s'arrêter et hésiter. C'est la première fois que je le voyais hésiter. Hésitait-il à se retourner et tout me dire où à partir ? Mais il se retourna et s'avança pour me faire face.
–Cela ne vous regarde pas.
–Vous étiez un Serpentard et elle une Gryffondor mais vous étiez les meilleurs amis, dis-je. Je le sais, j'ai retrouver son journal intime. Enfin, pendant la première année, le jour de Noël, quelqu'un me l'a offert. Mais j'aimerai savoir ce qui n'a pas marché. Les relations entre les Serpentard et les Gryffondor sont vraiment voués à l'échec ?
–Tu ne réussiras surement pas à faire changer les mentalités des élèves si tu te poses la question. Oubli tout espoir de sois-disant entente.
Je n'ajoutais rien et laissais partir mon professeur. Pourquoi insister puisqu'il ne voulait pas en parler. Alors je partis. Et je compris arriver dans le hall. Il m'avait emmener dans sa salle commune car tout le monde était entrain de manger. Sauf qu'il n'avait pas prévu la petite arrivée de Pansy. Il voulait que personne ne sache qu'il éprouve un minimum d'affection pour une Gryffondor comme moi. Il voulait que personne ne sache. Mais certains savaient. Peut être pas à Sepentard mais dans mon dortoir, plusieurs savaient mon mal être.
Arriver dans la salle commune, je m'allongeais sur le canapé. À moitié recroqueviller sur le canapé, j'espérais me calmer avant l'arriver de mon frère. C'est Hermione qui me trouva la première. Elle s'agenouilla devant moi et me demandait pardon. Je l'interrogeais du regard.
–J'ai voulu t'emmener à l'infirmerie après t'avoir rhabiller mais cette fouine est t'arriver et t'a arraché de mes bras. Il m'a crier de ne pas me mêler de ça et est partit. Je l'ai suivi jusqu'au cachot mais il était déjà rentrer dans sa salle commune. Je ne savais pas quoi faire et je devais rejoindre Harry et Ron dans les minutes qui suivaient dans la Grande Salle. Je suis partie mais je me suis beaucoup inquiétée. J'ai très vite finit mon assiette et suis montée voir si tu étais revenue.
Je ne dis rien et fermais les yeux tout en lui serrant sa main. Je n'avais jamais été proche de Hermione mais c'était une fille adorable, je l'aimais beaucoup même sans trop la connaître. Je ne lui en voulais pas. C'était à lui que j'en voulais. Je lui en ai toujours voulu sans même trop lui en vouloir. C'était compliquer. Trop compliquer.
Harry arriva comme une furie dans la salle commune. Me tirant par le bras, il me mis debout et me fis sortir tout en me répétant que je devais manger. Je savais que c'était une autre raison pour laquelle il était furieux, mais je ne lui posais pas la question. Pansy avait-elle tout dit à la table des Serpentards ? Pourvu que non. Mais mes soupçons se trouvèrent confirmer. Pansy avait bien tout dit, car je sentis le regard des Serpentards se poser sur moi. J'aurais voulu partir en courant et ne pas revenir mais Harry me tenait le bras tellement fort que même en me débattant je n'aurais pas pus partir. Lorsque je m'assis Ron m'assomma de question.
–Qu'est ce que tu faisais dans leur salle commune ?, me répéta-t-il une nouvelle fois.
Je ne répondis pas à cette question. Ni à toutes celles qui suivirent. Je l'ignorais royalement jusqu'à son arriver. Harry se leva d'un bon et se précipita sur lui. Laissant exploser sa rage dans toute la Grande Salle qui se retournait vers eux. Je profitais que personne ne me regardais pour prendre mon couteau et le poser sur ma veine avant de la couper. Regardant le sang couler le long de mon bras, je l'ouvris encore un peu plus bas. Plus les cris de mon frère me parvenait, plus je souffrais, plus je voulais atténuer cette fichue souffrance. Trois entailles sur un bras, trois sur l'autre. Six. Comme six ans de douleur. Je regardais Ron. Je ne le voyais presque plus. Son visage se brouillait. J'entendis quelqu'un hurler. Surement Ginny qui se trouvait à coter de moi. Une grande agitation. Je vis vaguement le visage d'Harry se pencher sur moi. Je ne m'étais même pas aperçue que j'étais tombée. Puis soudain plus rien. Je vis juste une dernière fois le visage de mon frère avant de sombrer.

–Une claque ! Je me suis pris une belle claque ! Cet enfoiré va me le payer !, cria Harry.
–Calme-toi …
–Me calmer ! Me calmer ! Il va la tuer ! Tu m'entends Ron ! Il va la tuer ! Ce petit jeu est terminer ! Il ne l'approchera plus ! Elle est sous ma surveillance maintenant !
–Harry ! On est à l'infirmerie pas dans la salle commune ni dans le couloir !, cria à son tour la voix de Hermione.
Je ne voulais pas ouvrir les yeux. Je voulais qu'ils s'en aillent. Qu'ils me laissent tranquille pour ce soir. L'infirmière exauça mes prières et les fit partir en répétant à Harry qu'elle me surveillerait.
–Tu peux ouvrir les yeux, ils sont partit, l'entendis-je me dire.
J'ouvris les yeux et vis son visage souriant qui essayait de me rassurer. Je regardais mes bras couvert de bandes. J'aurais voulu les arracher et rouvrir mes plaies mais je ne le fis pas. Je prétendais que j'allais me rendormir et me recouchais écoutant l'infirmière s'éloigner.
J'attendis une ou deux heures avant de me lever. Je ne voulais pas rester dans cet endroit une minute de plus. Je ne supportais pas l'infirmerie, je m'y sentais jamais à ma place. Je sortis, en faisant bien attention à ne pas faire de bruit.
–Potter ? Retourne te coucher.
Qu'est ce qu'il faisait là ? Je le regardais s'approcher mais je n'osais pas bouger. Il me prit dans ces bras en m'implorant de lui pardonner pour tout. Qu'il était désoler et qu'il ne me fera plus jamais de mal. Qu'il sera toujours là pour moi et qu'il ne me laissera plus jamais pleurer. Simples paroles ou strict vérité ? Le piège se referma une nouvelle fois. Je le serais à mon tour tout en lui demandant de dormir avec moi. De ne plus me lâcher. En le suppliant de rester.


 
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Alice M. Standford
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MessageSujet: Re: Another Heart Calls   Mer 25 Juil - 20:19

3

Après tout ça, le malaise aurait du s'arrêter. Après tout ce qui c'était passer j'avais enfin le droit de toucher au bonheur. J'avais enfin le droit d'être heureuse comme tout le monde peut l'être. Mais je me trompais. Il ne s'affichait pas avec moi en public, il ne venait me voir que quand il était seul et quand j'échappais à Harry. Mon frère avait finit par faire ce qu'il avait dit. J'étais placer sous sa surveillance et il était presque impossible de lui échapper.
Mon mal être s'exprimait de plus en plus. Et le cours du matin avec Rogue n'arrangea pas les choses. Il me mit à côté de lui. D'un côté j'étais heureuse mais de l'autre, je voyais Harry lui jeter des regards méfiants remplient de haine et ça me mettais mal à l'aise.
– Tu voudras passer la première journée à Pré-Au-Lard avec moi ?, lui demandais-je tout bas.
– Je peux pas désoler, me répondit-il dans un murmure à peine audible.
– Pourquoi ?
Il tourna d'abord sa tête vers ses amis de Serpentard puis vers Harry. Je fixais celui-ci qui ne cessait de tourner sa tête vers nous et finit enfin par nous lâcher. Oui j'avais mal. Oui je souffrais de cette situation. Personne ne voulait nous voir ensemble, mais c'était ce que je voulais. C'était lui et personne d'autre. Et ça depuis la première année à Poudlard. Je m'en souviens comme si c'était hier. On c'est rencontré dans le train et avons parler de tout et de rien. Nous avions passer un très bon moment à parler et à rigoler. Il m'expliquait la répartition, les maisons et les élèves qui y allaient. Je lui ai demandé ce qu'il se passerait si j'allais à Gryffondor et lui à Serpentard. Il m'avait répondu que l'on ne pourrait plus être ami. Mais ça se passa autrement. On avait été si proche dans le train que parfois, il nous arrivait de rigoler ensemble et je compris que ce ne sera pas une amitié comme toutes les autres. Au milieu de l'année, il m'a prit dans ces bras et m'avait embrasser. À onze ans, certains diront que ce n'était pas du sérieux, mais pour moi c'était un tout. C'était lui qui pourrait toujours me rendre heureuse et ça à causer mon malheur. Les années qui suivirent tout ce dégrada. Il s'en prenait à mes amis, ce faisait appeler le Prince des Serpentards, me traitait comme si j'étais rien devant ces pseudos amis, me rabaissait et venait me consoler bien plus tard. Il savait que je souffrais mais ne cessait de me répéter qu'il m'aimait. Et je l'ai cru. J'ai cru qu'il pourrit vraiment m'aimer.
Je m'affalais sur la table, laissant exploser mon mal être dans mes pleures. J'avais mal, je souffrais mais il ne se prit pas la peine de me consoler. Il se contenta juste de me regarder. Je sombrais et il s'en fichait. Il me voyait dans ma peine mais ne m'aidait pas à remonter. J'avais mal. Il m'avait promis qu'il ne me laisserait plus jamais pleurer. Encore une promesse en l'air. Et il continuait de me faire mal. Et j'avais besoin de cette tin de souffrance. J'avais besoin de me sentir mal. J'en avais besoin car j'avais besoin de tout ce qui me reliait à lui.
Dans mon dernier effort, j'enlevais un de mes bandages et commençais enlever les croutes de mes plaies. Le sang recommença à couler mais une main m'attrapa le bras et m'entraina hors de la pièce. Surement fou de rage, il me balança contre le mur et plaqua ces mains contre le mur de chaque coté de ma tête. Il me faisait peur. En m'attrapant de nouveau le bras qui recommençait à saigner, il le leva et me hurlait de lui expliquer. Terrifier, je n'osais pas répondre et me contentait de l'écouter me hurler dessus.
– Mais pourquoi bordel ! Pourquoi tu fais ça ?! Potter reprend toi ! Te laisse pas couler merde ! Soit forte bordel ! Comme au départ sois forte ! Te laisse pas envahir par ce mal être toi aussi !
Toi aussi ? Qu'est ce qu'il voulait dire ? Il c'était arrêté de parler et se contenta de baisser la tête. Qu'est ce qu'il me cachait ? Pourquoi avait-il dit ça. Son regard se posa soudain sur mon bras. Il le lâcha et me frappa de toute ses forces. Je posais ma main sur ma joue alors qu'il me prenait dans ses bras pour me calmer une nouvelle fois en me demandant encore pardon. Je lui pardonnais encore parce que je ne pouvais faire que ça pour qu'il reste. Même si je ne lui répondais pas, il savait que je lui pardonnais et il m'embrassa, pour la première fois en deux ans. Je ressentais à nouveau ces lèvres sur les miennes et j'aurais voulu que ça dure plus longtemps mais ce ne fit pas le cas. Je ne compris pas tout de suite pourquoi il c'était arrêter mais c'est quand je vis mon frère se battre avec lui, l'insulter de tous les noms que je compris que jamais je ne pourrais être heureuse. Mon frère me voulait loin de ce type, comme il disait, pour mon bien, mais mon âme avait besoin des deux. Et j'étouffais dans ce cercle vicieux qui réunissait les deux ennemis ceux-ci étant mon frère et celui que je pouvais appeler mon petit ami. Me départager entre les deux s'avérait impossible. J'avais besoin de l'un comme de l'autre.
Les élèves se précipitèrent dans le couloir, Ron me prit dans ses bras, m'éloignant de la bagarre. Hermione criait après Harry pour qu'il arrête. J'avais une envie folle de partir. Le professeur Rogue, les arrêta, moi, je voulais m'effacer de cet enfer. Je me dégageais des bras de Ron avant de m'enfuir dans les couloirs du château. Laissant mes larmes couler sur ma joue, les deux c'étaient décidés à s'allier pour me ramener. Je les entendais crier derrière moi. Mais ça ne me ralentit pas. Si ma fuite les forçait à se rapprocher pourquoi m'arrêter ?
La cloche sonna la fin du cours, les élèves sortaient des salles de classes et je pouvais profiter de l'agitation pour m'échapper. Enfin sur que j'avais échapper à mes poursuivant, je m'arrêtais au tournant d'un couloir et m'assis tout en ramenant mes jambes contre-moi. Je prononçais des mots qui n'avaient aucun sens, des phrases incohérentes. J'entrais dans un état second. Le regard perdu, je faisais le vide dans ma tête. Comme une enfant, j'avais besoin de m'évader un vague instant de la réalité. Ma tête me faisait mal et j'avais l'impression qu'elle allait exploser.
Ils me retrouvèrent quelques minutes plus tard toujours le regard perdue et dans l'envie de m'évader. J'entendais leur voix, mais je ne comprenais pas ce qu'elles me disaient. Ils essayent de me lever. Ma tête et mon corps criaient que je reste assise. À peine me mirent-ils debout que je sentis quelque chose me remonter dans la gorge. Je finis par vomir le petit déjeuner et encore, je n'avais presque rien avaler. Je vomissais le peu de chose que j'avais dans l'estomac et ça me fit revenir à la réalité.
– Potter, faut pas la laisser comme ça.
– Je sais ce qu'il y a de bon pour ma sœur, et ce n'est surement pas toi qui va l'aider à aller mieux, répondit-il froidement.
Il ne répondit pas. Je criais intérieurement qu'on me laisse tranquille. J'avais envi de vomir toutes mes tripes tellement je me sentais mal. En voulant m'aider, personne n'y arrivait. Il n'y avait qu'une seule personne capable de m'aider et ce n'était surement pas Harry.
Mon frère mis mon bras autour de son coup et m'aida à aller jusqu'à la salle commune, sachant pertinemment que je me refuserais d'aller à l'infirmerie. Il le savait et je le remerciais de prendre en compte ce que je ressentais. Arriver, il me déposa sur le canapé tout en me précisant qu'il était hors de question que je revois Drago Malefoy et que demain, j'irais à Pré-Au-Lard avec lui, Ron et Hermione. Ce qu'il fit. Le lendemain j'étais entièrement sous sa surveillance. Pour une fois, Harry ne m'aidait pas à aller mieux, il m'enfonçait dans la souffrance que je m'imposais presque.
Une fois dans le pub des Trois Balais, je refusais d'avaler quoi que ce soit, pour la plus grande insatisfaction de mon frère qui reposa tout de suite la faute sur Drago Malefoy. J'avais envi de lui hurler dessus, de lui dire que c'était faux mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je restait silencieuse et fixais la table.
– Cet homme là-bas, vous offre ceci, me dit la serveuse en me posant une bière au beurre sur la table ainsi qu'un petit muffin au chocolat.
Je regardais dans la direction qu'elle m'indiquait et le vit, lui. Il me fixait surement pour voir si j'allais manger et boire comme il le voulait. Tournant la tête vers Harry, je vis que ça ne lui plaisait pas mais il hocha la tête comme pour le remercier. Je regardais la boisson ainsi que le muffin. Rien que la vision des deux, me donnait envi de vomir. Je pris pourtant une grande inspiration et commençait à manger et à boire. Je me forçais à faire vite de peur de tout vomir. Une fois finit, ce fut comme une petite victoire pour mon frère mais il continuait toujours à ce méfier de lui.
Une fois finit, ils voulaient tous rentrer au château. Mais je suppliais Harry de me laisser aller le remercier pour le gâteau et la boisson. Après une grande hésitation, il accepta et je lui déposais un bisou sur la joue.
En sortant, je regardais autour de moi. Seul Blaise attendait dans un coin de Pré-Au-Lard. Je dévidais d'aller le voir. Après tout, il n'avait pas l'air si méchant et il devait surement être au courant de tout, comme c'est le meilleur ami de Drago. En me voyant arriver, c'est lui qui me surpris à me demander si je ne l'avais pas vu. Je lui répondis que je l'avais vu sortir des Trois Balais et il commença à s'inquiéter.
– Ce n'est pas ta faute, me dit-il. Il est bizarre en ce moment et ça ne concerne pas que toi je pense.
Qu'est ce qu'il me cachait à la fin ? Il me cachait beaucoup trop de chose en ce moment. Je laissais Blaise et lançais mes propres recherches. Marchant en regardant un peu partout, j'arrivais devant la cabane hurlante me remémorant les souvenirs de troisième année avec la première apparition de Sirius mais surtout comment Harry avait embêter Drago et ces amis. Je lâchais un petit rire.
– Qu'est ce que tu fous la Potter ?
Je sursautais. J'avais oublier que je le cherchais.
– Je te cherchais et je me rappelais comment tu étais partit en courant d'ici il y a trois ans. Un sourire moqueur s'afficha pour la première fois sur son visage mais je remarquais surtout ces yeux rougies. Il avait pleurer. Ça se voyait. C'était la première fois que je voyais qu'il avait pleurer.
– Je suis sûre qu'après ça, tu te souviendras de cet endroit autrement.
Il me prit dans ses bras et commença à m'embrasser. Il me porta ensuite vers la cabane tout en continuant le baiser. J'aurais voulu que ça dure toute l'éternité. J'aurais voulu que ce moment dure des années. J'aurais voulu arrêter ce moment sur le minimum de bonheur qui s'offrait à moi aujourd'hui. Mais aujourd'hui, pour la première fois, c'est pas le bonheur qui s'offrit à moi, c'est moi qui m'offrit à lui et je ne savais pas qu'il allait en jouer.


 
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MessageSujet: Re: Another Heart Calls   Jeu 16 Aoû - 13:58

4

Premier match de Quidditch. Ron m'avait supplier de venir assister à son premier match comme j'avais rater les sélections. Je me laissais convaincre. Je ne pouvais presque rien refuser à Ron. Je me souviens encore quand on faisait les fous dans le couloir durant mes trois premières années. Il me prenait sur son dos et il courait dans le couloir alors que je criais qu'il cours plus vite. Parfois, on s'amusait aussi à faire la course jusqu'à la prochaine salle de classe. Qui aurait pus penser que Ronald Weasley serait capable de faire ça ? En fait, il se laissait embarquer par ma joie de vivre de l'époque. Maintenant que je l'avais perdu, Ron était redevenu le garçon qui ne se faisait pas vraiment remarquer et qui ne rigolais plus aussi souvent avec moi. Parfois j'aimerai revenir en arrière et revivre ces bons moments passés avec lui.
–Bon à tout à l'heure, me dit Ron avant de rejoindre les vestiaires.
Je lui souris et attendis qu'il est franchis la porte des vestiaires avant de partir vers ceux des Serpentards. En prenant mon souffle, je toquais un bon coup en attendant qu'on vienne ouvrir. J'espérais que ce serait Blaise ou Drago et se tombât sur Blaise.
–Si tu veux savoir, il n'est pas là, me dit-il avant que je ne puisse parler.
–Ce n'est pas l'attrapeur de l'équipe ?
–Plus maintenant. Je crois qu'il est resté au château. Bon je dois y aller.
–Bonne chance, réussis-je à articuler.
Il n'était donc plus attrapeur et il ne venait même pas encourager son équipe. Il devenait vraiment bizarre ces derniers temps. Je réfléchis. J'avais promis à Ron de venir assister au match mais je voulais vraiment savoir ce que faisait Drago. Après réflexion, je décidais d'aller voir ce qu'il faisait tout en pensant à Ron, qui serait déçu de ne pas me voir dans les gradins, et Harry, qui serait furieux de savoir que je n'étais pas là et que j'échappais encore à sa surveillance.
Dans Poudlard, je ne savais pas vraiment par où commencer mes recherches. C'était inutile de chercher dans les cachots. Je pris la carte du Maraudeur de mon frère. Je lui avait pris hier soir et il ne s'en était même pas rendu compte puisqu'il ne pensait qu'à son livre de potion. Comme le disait Harry, Drago disparu de la carte en quelques secondes. Je réfléchis un cours un instant.
–La salle sur demande, murmurais-je.
Je repliais la carte et montais les escaliers jusqu'à sixième étage. Fixant le mur je me souviens de l'année dernière ce qu'Hermione avait dit. Il fallait passer trois fois devant, en pensant à ce que l'on voulait y trouver. Je fermais les yeux et pensais à un immense bazars tout en passant trois fois devant le mur. Ouvrant les yeux, une porte était apparue. À l'intérieur, j'explosais de joie, à l'extérieur, j'affichais une mine anxieuse. Je ne savais pas ce que j'allais y trouver.
Regardant la salle, je me demandais comment j'allais mis retrouver dans ce dédale. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. J'avançais prudemment en regardant les objets autour de moi. Les élèves qui avaient déposer leurs affaires ici ne venaient donc jamais les récupérer ? Regardant attentivement, j'oubliais peu à peu pourquoi j'étais ici. Ce n'est que quand je le vis un peu plus loin que je m'en souviens. Je le regardais ne sachant pas si je devais me cacher où lui demander ce qu'il faisait ici. Je restais planter là, à le regarder, ne sachant que faire. Il répétait des formules que je ne connaissais pas. Qu'est ce qu'il faisait enfin ?
–Drago ?
Il sursauta. Je me demandais si je n'avais pas fait une erreur en prononçant ce simple prénom. En prenant mon courage à deux mains, j'avançais vers lui d'un pas décidé. Il fut d'abord surpris de me voir ici puis son expression changea. Il était énervé de me voir ici.
–Qu'est ce que tu fous là Potter ! Tu devrais être au match !
–Et toi ? Je peux te retourner la question ?
–Peut importe. Sors d'ici !
Je le regardais hésitante. Devais-je l'écouter ou devais-je rester ? Je savais que si je restais il s'énerverait mais je n'avais pas non plus envie de le laisser seul sans tout savoir. L'implorant du regard, je voulais qu'il voit ma détresse et qu'il me pardonne de l'avoir déranger. Mais plus je trainais ici, plus je l'énervais. L'impatience se lisait dans son regard et je pris peur. Silencieusement je m'excusais de ne pas être rester au match de Quidditch, je m'excusais d'être venue, je m'excusais d'avoir été trop curieuse. Encore une fois, je reportais la faute sur moi. Et je savais que ça l'étais.
Bafouillant des excuses, je couru vers la porte. Essayant de retenir mes sanglots, je reversais sans le faire exprès certains objets dans ma course. Je voulais sortir le plus vite possible. Je ne voulais plus rester là et sentir son regard sur moi. J'avais peur. Peur de sa colère, de se qu'il pourrait faire.
Quand j'arrivais au stade, j'entendais crier le nom de mon meilleur ami. Le match touchait à sa fin, si je montais assez vite, peut être que j'arriverais à temps pour voir ce qu'il se passe et peut-être faire croire à Harry que j'avais été présente durant tout le long du match. Lorsque j'arrivais dans les gradins je fus impressionné par les arrêts de Ron. Non seulement il arrêtait les tires des Serpentards magnifiquement bien, mais il avait une de ces classes. Je ne parles pas souvent comme ça de Ron, mais je dois avouer que je ne l'avais jamais vu assurer autant. J'avais peut être rater une grande partie du match, mais au moins, j'avais vu Ron à l'action. Harry attrapa le vif d'or. Les Gryffondors hurlèrent de joies, je me contentais d'applaudir. Je n'avais pas besoin de faire une telle ovation à mon frère.

–Alors ?, s'empressa de me demander Ron dans la Salle Commune où était organisée une grande fête. Comment j'étais.
–Tu m'as littéralement impressionnée, répondis-je. Je ne te savais pas aussi talentueux en gardien.
Des Gryffondors tirèrent mon meilleur ami pour le porter et célébrer la victoire des Gryffondors et surtout, la compétence de leur nouveau gardien de but. Cette atmosphère m'étouffais. J'avais beau faire semblant mais mon esprit était ailleurs. Il n'était pas au goût d'une fête improviser. Les images de la Salle sur Demande me revenait petit à petit. Mon âme c'était égarée là-bas et avait du mal à revenir. J'étais sous le contrôle total de Drago Malefoy. Je devenais lui. C'est pour ça que je me sentais aussi mal. Plus le temps passait plus je savais qu'il emportait bien plus qu'une part de moi avec lui. J'allais devenir l'ombre de lui-même.
–Lucy. Où étais-tu pendant le match ?, me demanda mon frère.
–Dans les gradins perdue entre deux têtes. Je me suis décalée beaucoup plus tard car à un moment je ne voyais plus rien.
–Tu es sure ? Je ne t'ai pas vu.
–Harry. Je t'ai vu attraper ce vif d'or. D'ailleurs très beau plongé. Ça m'a un peu fait peur sur le coup. Maintenant tu permets, je vais me coucher.
J'essayais de traverser la salle commune, mais rien n'y fait. La foule qui entourait mon meilleur ami était trop grande pour que j'accède au dortoir. Je décidais de faire demi-tour et m'isoler plus loin. De toute façon, il n'y avait que ça à faire. En partant, j'évitais de croiser Harry. Je ne voulais pas qu'il me vois. Je voulais éviter les questions. Ces questions.
Quand je réussis à sortir de la salle commune, c'était comme une petite victoire. À partir de ce moment là, j'ai laissé mes pas me guider. Je les ai laisser prendre la direction qu'ils voulaient. Mon cerveau, mes pensées n'avaient aucunes influences sur mes actes. Je les ai laisser m'emmener jusqu'à dans les cachots. Je sursautais quand j'entendis la voix de Parkinson se mêlant à sa voix. J'étais comme pétrifiée. Que faisait-il avec Parkinson ? De quoi parlait-il ? J'étais jalouse, et pas qu'un peu. Ma jalousie c'était réveillée à cause d'elle. À cause d'une fille dont il avait, normalement, rien à faire. J'essayais d'écouter mais c'était comme impossible. Je les entendais juste s'éloigner. Je ne bougeais plus de là où j'étais. J'étais comme pétrifiée. Il m'était impossible de bouger. Plus je l'entendais s'éloigner, plus j'avais mal. Ce mal dont je voulais absolument me débarrasser. Tout autour de moi s'effondrait. J'étouffais dans un monde où je ne pourrais être heureuse.
–Lucie ? Qu'est ce que tu fous ici ?
Le regard dans le vide, je ne savais même pas qui était celui qui m'avait interpellé. Je connaissais cette voix mais je ne voyais pas son visage. J'imaginais déjà Drago dans les bras de Pansy. Après tout, qui voudrait d'une pauvre fille comme moi ?
–[Mot cencuré] ! Lucie ! Réponds !
Je me laissais glisser le long du mur. Ramenant mes jambes contre moi, les serrant, la tête baissée. Je murmurais des choses incompréhensibles. Je devenais folle et je ne voulais pas d'aide.
–Et merde. Bouge pas, je reviens !
J'entendis les pas de l'inconnu s'accélérer au fil des secondes. Je l'entendais s'éloigner précipitamment. J'aurais voulu me lever et partir à mon tour. Partir avant que quelqu'un d'autre arrive et me voit comme ça. J'avais beau essayé de réunir toutes mes forces pour me lever, c'était inutile. Alors je criais. Je hurlais de plus belle. Enfonçant encore mon poing dans ma bouche pour me faire taire, pour essayé de me calmer. Mon cri s'étouffait dans tous les couloirs du cachot. Je savais que l'on m'avait surement entendu mais je priais pour le contraire. Mes soupçons se confirmèrent quand j'entendis des voix et des pas provenir du couloir. J'aurais voulu m'effacer mais j'entendais déjà du monde autour de moi.
–Elle est folle, disait une voix.
–Pauvre fille, disait une autre.
Je savais que j'étais dans la fosse aux serpents. Que la quasi-totalité de la maison Serpentard se trouvait autour de moi. Je les entendais me rabaisser, me critiquer, m'insulter. Et plus ils le faisaient, plus je les croyais.
–Dégager ! Laisser la respirer !, entendis-je crier.
Trop tard. J'étouffais déjà depuis longtemps. Ma respiration, je l'avais presque couper. Mon poing était toujours enfoncé dans ma bouche.
–[Mot cencuré], je vous ai dit de partir merde !, cria de nouveau la voix.
J'entendis des plaintes, des rires. Je savais que l'on se moquait de moi et que ça allait continuer. Et ce n'était que le commencement de la décente aux enfers.
–Blaise, tu peux rester avec elle, je vais chercher son frère. Elle ne voudra jamais aller à l'infirmerie.
Je pris d'un coup conscience des voix. Blaise était partit chercher de l'aide mais mon cri avait attiré tous les Serpentards qui ne se trouvaient pas loin, dont Drago Malefoy. Je fermais les yeux et resserrais mes dents sur mon poing. J'avais peur de la réaction de Harry. Qu'est ce qu'il allait faire ?


 
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Alice M. Standford
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MessageSujet: Re: Another Heart Calls   Dim 16 Juin - 1:25

5

– Potter ?
Je ne répondis pas. Depuis qu'on l'avait appelé pour venir me chercher, Harry avait décidé de ne plus jamais me laisser seul. Mon moment de solitude, ou presque, était quand je sortais avant lui de la salle commune pour prendre mon petit déjeuner.
Je regardais les portes de la Grande Salle s'ouvrir sur mon frère et mon meilleur ami. Il lâcha l'affaire. Si il m'adressait le moindre mot, Harry lui aurait mis une droite. Il n'arrêtait pas d'en parler depuis un moment. Hermione avait beau essayé de le ramener à la raison, c'était comme parler à un mur. Il ne répondait pas et s'entêtait à dire qu'il voulait le frapper. Je ne l'avais encore jamais vu dans cet état. Ça me faisait peur. Il me faisait peur. Mais je ne disais rien. Je ne voulais pas l'énerver encore plus que ce qu'il ne l'était.
– Harry, soupira Hermione. Tu viens à peine de t'asseoir et je te surprends déjà à le fixer.
– Je suis sûre qu'il prépare un truc pour la faire encore plus souffrir, pour continuer à la détruire.
C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Je me levais. De rage surement.
– Qu'est ce que tu as avec lui ?! Quand il ne prépare pas quelque chose en sois-disant mangemort, c'est après moi qu'il en a ! Mais Harry réveils-toi merde ! Tout le monde ne tourne pas autour de lui !
– Me parle pas comme ça !, cria-t-il à son tour en se levant. C'est peut être moi la cause des cicatrices que tu as sur le bras parce que tu t'es taillé les veines ?! C'est moi qui te fais souffrir à ce point ?! J'essaie de te protégé Lucy ! Tu comprends ça ! Tu vas finir par te tuer avec tes conneries !
Mes conneries ? Je pris soudain conscience que toute la salle nous regardait. Les Serpentard comme à leur habitude, riaient, se moquaient, balançaient des insultes. Tout se mélangeait dans ma tête. Elle tournait et je n'arrivais pas à l'arrêter. Je pris peur, j'avais envi de crier.
– Lucy, assis-toi s'il te plait, me pria mon frère.
C'était comme si ces paroles n'avaient jamais été prononcé. Je regardais la salle cherchant un regard rassurant. Mais c'était comme vain, j'avais l'impression que toute la salle se moquait de moi. Et Harry ne pouvait rien n'y faire, il ne pouvait rien changer. Je perdais mes reperds. J'avais besoin de sortir et au plus vite. La panique se lisait surement sur mon visage et tout le monde devait se moquer encore plus de moi. Je reculais, j'avais peur. Je me mis soudain à courir vers les portes de la Grande Salle quand mon rouquin préféré se jeta sur moi pour me prendre dans ses bras et essayé de me rassurer.
– On sort, me disait-il. Tu vas respirer un bon coup, je viens avec toi. On sera que tous les deux d'accord ?
Je hochais la tête. Je savais que c'était lui le seul qui serait capable de me remonter le moral après une dispute avec Harry. Je savais que lui, il sera là à m'écouter. Mais j'espérais qu'il n'en ferais pas trop. Qu'il ne chercherais pas.
– C'est la première fois, dis-je. On ne c'était jamais vraiment engueuler comme ça avec Harry.
– Je le sais ça, mais je pense que depuis qu'il est entré dans ta vie …
– Ne t'y met pas toi aussi, le coupais-je.
– Lucy, ça fait six ans que ça dure. Depuis ta première année. Et plus le temps passe, plus il te bouffe. Tu n'es plus que l'ombre de toi même Lucy. Elle est passée où la Lucy qui passait son temps à rire, qui profitait de la vie, qui osait affrontée le monde ? Où est-elle aujourd'hui ? Tant que tu es encore consciente de ce que tu fais, réfléchis et redeviens celle que tu étais avant. Cette personne là manque à tout le monde.
Je m'en doutais, il ne faisais que chercher des réponse et je ne savais pas quoi répondre. Pour eux j'étais devenue une autre personne et je ne m'en était même pas rendue compte. De toute façon, tout le monde change d'une manière ou d'une autre. Mais peut être pas à ce point là. Il avait raison. Je ne profitais plus de la vie comme avant. Je commençais à avoir honte de ce que je devenais, de ce que j'étais devenu.
– Qu'est ce qu'il c'est passé dans ce fichu train en première année ?, me demanda Ron. Qu'est ce qu'il c'est passé avec Malefoy ?
– Je … Je n'ai pas envi d'en parler.
– Je suis sérieux. Si tu veux que l'on t'aide il va falloir que tu nous dise ce qu'il c'est passé ce jour là. Avec Harry on a besoin de savoir. On n'est pas meilleurs amis et ce n'est pas ton frère pour rien.
Je soupirais, je n'avais pas envi de revenir sur la journée ou tout avait commencer pourtant je savais que tôt ou tard il fallait que je la raconte à Ron. Alors je pris une profonde inspiration avant de me lancer.
– C'était dans le train. J'avais perdu Harry et comme il m'avait vu complètement paniquer il m'a demandé si je voulais m'asseoir avec eux. Après réflexion je me suis dis pourquoi pas. On est devenu ami pendant le trajet. On a passé notre temps à rire. Parfois pour de simple futilité mais on riait. C'est lui qui m'a demandé d'être sa meilleure amie. Puis je lui ai posé une question …
Je m'arrêtais. Je n'avais pas envi de continuer. Mais je sentais le regard insistant de Ron. Je sentais qu'il voulait tout savoir. C'était trop tôt, je n'avais pas envi de tout lui dire.
– Je peux pas, lâchais-je.
– Si tu peux, m'encouragea-t-il. Ne t'arrête pas en si bon chemin.
– Je lui ai demandé si on serait toujours les meilleurs amis si on finissait dans les deux maisons ennemis, lâchais-je d'un trait.
– Qu'est ce qu'il t'a répondu.
– Qu'il ne me verrait plus comme avant, qu'il ne voudrait plus me parler. Je ne pouvais pas aller à Gryffondor car pour lui, c'était obligé qu'il aille à Serpentard. Mais ça ne c'est pas passé comme ça. Quand j'ai été envoyé à Gryffondor, à la fin du repas je suis partie le voir. Il a hésité à me parler mais l'épisode du train était toujours là. On se revoyait rire et plaisanter alors qu'on se connaissait à peine. Le courant passait bien, trop bien pour deux ennemis. Alors il a décidé qu'on cacherait notre amitié mais ça ne c'est pas passé comme ça. Parfois on dépasse les limites de l'amitié et c'est ce qu'il c'est passé pour tous les deux.
Je m'arrêtais là. Je n'avais pas envi de me souvenir de tout ça. C'était des choses que j'avais enfermé dans un coin de ma mémoire. Des choses que je m'étais dit de ne jamais y revenir. Seulement, je savais que quoi qu'il arrivait, quoi que je fasse, toutes mes journées seraient enfermées dans ce coin de ma mémoire, car, de toute évidence, c'était à chaque fois la même chose.
Ron ne prononça pas un mot. La raison était peut être stupide à ces yeux mais on ne peut pas s'empêcher d'aimer. Je ne savais pas vraiment quoi penser. J'avais arrêté de penser. La seule chose que je savais c'est que depuis le départ, il n'avait qu'une seule envie, protéger son image de Prince des Serpentards.
– N'attends pas quelque chose que tu ne pourras pas avoir, dit Ron en se relevant. Tu viens ? On va en cours.
Il m'aida à me relever et passa un bras sur mes épaules. Ron avait toujours été mon meilleur ami, celui sur qui je pouvais toujours compté. Je me souviens quand je montais sur son dos en première année et qu'il courrait dans les couloirs pour essayé de ne pas arrivé en retard. Quand il était fatigué c'était moi qui le portait. C'était drôle, enfantin, et c'était à croire que nous n'avions que ça à faire. On a souvent rigoler pour des futilités de ce genre mais c'était finit. Ce n'était plus comme avant. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où nous étions partit dans un fou rire à en avoir mal au ventre. J'avais changé et je venais juste de m'en rendre compte.
– Tu veux qu'on fasse quelque chose ?, me demanda Ron à mon oreille.
– Quoi ?, répondis-je.
– On va énervé ce crétin en lui faisant croire que tu es passé à autre chose. Si on faisait semblant de sortir ensemble ?
– Pourquoi, tu en as marre de Lavande ?
– Un peu, m'avoua-t-il. Elle est trop collante c'est l'horreur.
Je ris. Ça faisait si longtemps. Ron semblait satisfait et se mit soudains à rire aussi. C'était comme si j'avais tout oublier. On rigolait comme si rien ne c'était passé. Et on se mit soudain à chanter. Tout ce qui nous passait par la tête on le chantait dans le couloir pour aller en cours. On redevenait les deux gamins de première année qui faisaient tout et n'importe quoi.
Le premier cours d'aujourd'hui était celui de défense contre les forces du mal avec Rogue. On était dans les premiers arriver. Alors on s'assit contre le mur tout en chantant. Quand Harry arriva, il riait en me voyant chanter comme une folle avec notre meilleur ami. On faisait n'importe quoi et on s'en fichait si on chantait très mal. Puis Hermione arriva et nous demanda de nous calmer. Elle avait baissé l'ambiance mais Ron n'avait pas dit son dernier mot. Surtout quand il vit le petit groupe à Malefoy et ses chiens fidèles arrivé. Alors il tourna mon visage vers le sien et se remit à chanter.
I'll stand by you se répétait par des échos dans le couloir. Bien que masqué par certaines discutions, j'avais l'impression que celle-ci était beaucoup plus forte. À la fin du refain, Ron me fit un bisou sur le front et se releva a la vue du professeur Rogue. Il m'aida à me relever et me pris dans ces bras. Harry ne savait pas comment réagir et je voyais Lavande folle de rage. Je ne savais pas comment lui avait réagit mais il devait surement jouer celui qui s'en moquait. Qu'il s'en fichait pas mal des autres et surtout de moi.
– Vous avez enfin trouver la porte de la salle Miss Potter ?
Je ne répondis pas. Les élèves de Serpentard éclataient de rire à la question de leur professeur favoris. Ron me suivit de près en les traitant tous les verts et argents de crétin. J'étouffais un rire. Il me dit de m'asseoir à côté de lui. Mais je fus surprise d'une chose. Drago Malefoy venait de s'asseoir à la table derrière nous au lieu de s'asseoir au fond comme à son habitude. Je regardais Ron qui me souriais de toute ses dents. C'était un sourire stupide qui avait tendance à me faire rire. Pendant la plupart du cours, Ron n'avait pas arrêté de me lancer ce sourire. Surtout quand il voyait que j'étais entrain de replonger. Il essayait de me garder à la surface, là où je pouvais enfin respirer. Il voulait me garder là et ne pas me relancer au fond.
Je crois que son dernier sourire qui me faisait rire, fut celui de trop. Tout se passa vite, Ron vola contre le bureau du professeur. Harry c'était levé ainsi que la moitié des élèves. Drago était sur les nerfs. Il regardait Ron avec, surement, la folle envie de le tuer.
– Mon Ron-Ron !, cria Lavande.
Ce surnom était vraiment débile. Ne se rendait-elle pas compte de tout ce qu'il se passait là ? Rogue avait du mal à reprendre le cours. Personne ne l'écoutait. Harry regardait Drago prêt à le tuer alors que celui-ci regardait Ron de la même façon. Quand les deux ennemis lancèrent un sort je cru que c'était la fin. Leur sort c'était percuté et ils luttaient comme des acharnés.
– Dégage Potter ! Ce n'est pas toi que je vise !
– Tu ne feras pas mal à quelqu'un d'autre ! Tu en as déjà fait assez à Lucy !
Je ne sais pas ce qui me traversa la tête, je voulais qu'aucun d'eux ne soit blessé. Alors j'ai couru droit sur le lien de leur sorts. J'entendis Harry crier de m'arrêter mais c'était déjà trop tard. Je sautais sur le lien qui unissaient les deux sorts. J'avais l'impression qu'on me donnait des milliers de coups de poings. Que des milliers de lames me transperçaient le corps. Je n'avais pas la force de crier. C'était la fin.


 
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Another Heart Calls

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