† « Sometimes lies were more dependable than the truth. » †

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Theia A. Dawson
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Humeur : Bob says hello.

MessageSujet: † « Sometimes lies were more dependable than the truth. » †   Mar 15 Avr - 11:55

Prologue.


Est-ce que vous êtes prêt à croire en quelque chose que votre esprit n’est pas encore prêt à voir ? Non, bien sur que non. Qui serait prêt à admettre que tout ça est réel ? C’est bien trop… Effrayant. Pourtant, au quotidien, on ne fait que prouver que tout ça existe dans notre monde, tout le temps, tout autours de nous. Croyez vous encore en l’homme, en la vie et en l’amour ? Bien sur que non. On vous a apprit à ne plus croire en tout ça. Mais, n’avez vous jamais ressentit ce besoin presque vital d’être avec quelqu’un et de devoir rester avec cette personne parce qu’il y a quelque chose qui vous dit que c’est votre personne ? Et quand cette personne était avec une autre personne, de votre sexe, n’avez vous jamais ressentit quelque chose de complètement dingue qui vous criez de vous jeter sur cette personne et de lui faire comprendre qu’elle n’a plus à se rapprocher de votre personne ? Et bien, croyez le ou non, ce sentiment là, c’est l’amour. Vous voyez, l’amour existe vraiment. Et de ressentir des choses fait de vous un être humain, un homme. Arrivez vous à croire en l’homme maintenant ? Et être un homme, dans le fond, n’est-ce pas être vivant et avoir sa propre vie ? Finalement, c’est facile, n’est-ce pas, de se rendre compte que des choses qu’on vous crie ne pas être réelles, le sont. Si vous êtes capable d’admettre que l’amour, l’homme et la vie existent, pouvez vous admettre que la mort, la perte et la tristesse aussi existe ? Peut-être est-ce trop vous demander, mais je vous garantit que je peux vous prouver que tout ça et bien réel. Par exemple, au centre, tout nos « disparus », pourquoi croyez vous qu’ils ne reviennent jamais et qu’on ne retrouve absolument rien d’eux ? Tout simplement parce qu’ils n’existent plus. La mort est donc bien réelle. Toujours dans la même logique, quand quelqu’un pour qui vous avez ressentit quelque chose de très fort qui, vous le comprenez maintenant, était de l’amour, a disparu, n’avez vous pas ressentit quelque chose de fort, de dur, de désagréable et de très fort ? Et bien, toujours dans la même suite d’idée, c’est tout simplement la perte et la tristesse. Très bien. Maintenant, vous êtes prêt à accepter et à comprendre mon histoire et ce qui va s’en suivre.

Je m’appelle Sasha. Mais mon nom officiel, c’est 020624. Nous sommes actuellement au centre Jefferson pour jeunes gens à problème. Le centre Jefferson se trouve quelque part… Et bien je ne sais plus vraiment où. Il est exactement six heures trente huit du matin. Nous sommes le 17 juin 2535. Soit, exactement deux jours, treize heures, trente minutes et dix-huit seconde avant mon excusions. Bien sur, on ne le dira jamais comme ça. On dira simplement que j’ai « disparu ». Ma sœur, Emma, elle aussi a « disparu ». On ne m’a jamais donné des nouvelles d’elle. Et quand j’en ai demandé, on m’a tout simplement répondu qu’elle n’existait plus. C’est comme ça que j’ai réalisé que tout ça était bien réel. Cet enregistrement sera mon témoignage d’une vie assez… Etrange, en quelques sortes. Pendant toute la durée de cet enregistrement, gardez bien à l’esprit que toutes ces choses qu’on vous dit qui n’existent pas sont réelles. Il suffit d’y croire. On peut croire. Nous sommes des hommes, on a cette faculté de pouvoir croire et espérer. Alors espérez ne jamais rencontrer un sort aussi funeste et croyez moi. Personne ne devrait jamais entrer au centre Jefferson. Personne n’en ressort jamais vivant. Ce qu’on a pu vous dire sur le centre est faux. Tout est faux. A commencer par « jeunes à gros problème ».  Aucun d’entre nous n’a de réel problème. Nous sommes juste trop dangereux pour eux. Alors, on nous jette dans un centre, et quand on commence à devenir une menace, on disparaît tout simplement. On est tous là pour ça, parce qu’on est dangereux pour eux.  Nous sommes les seules à pouvoir les faire tomber.

Au centre Jefferson, on apprend à être de bonne petite poupée à qui ont dicte la conduite. Tous les matins, on se lève, on déjeune, on va se nettoyer, prendre une douche s’habiller, et nous voilà partit pour une journée d’étude. Très peu d’entre nous savent lire et écrire. Enfaite, c’est un luxe qui ne nous est permit que quand on a un peu de chance et qu’on a été un bon élément. Un élément prêt à faire tout ce qu’on nous demande et à suivre toutes les directives. On nous apprenait à nous taire, à ne plus être humain. Lorsqu’on entre au centre Jefferson, on vous donne un nom. Moi, c’est 020624. Une suite de chiffre, autrement dit. A partir de la seconde où l’on franchit le pas de la porte du centre, on nous enlève toute trace d’humanité. Si l’humanité existe encore, bien sur. Alors pour tenir le coup, on s’accroche à nos prénoms. On se plait à les prononcer quand personne d’autre ne peut les entendre. C’est ce qui nous reste d’humain.

Quand on vit au centre Jefferson, il ne s’agit pas de vivre, mais de survivre. Sur deux cents pensionnaires, il n’y en a que soixante qui ont une place « sûre ».  Et sur les cent quarante qu’il reste, seulement quatre-vingt ont une chance de survive supérieure aux deux ans passés ici. Autrement dit, il y a soixante pensionnaire qui vont disparaître d’ici à dans deux ans. Ils disparaitront soudainement, sans laisser aucune trace. Parce que c’est comme ça que sa fonctionne ici. Quand on est trop dangereux, on disparaît. Dans dix ans, il n’y aura plus aucun d’entre nous. Croyez vous maintenant que le centre Jefferson est beaucoup plus qu’un simple centre pour jeunes gens à gros problème ? D’ailleurs, si il n’était que ça, pourquoi n’importe qui ne peut pas y entrer et pourquoi certains des pensionnaires arrivent avant même d’avoir l’âge d’avoir des gros problèmes ? Vous êtes-vous seulement déjà demandé pourquoi il fallait passer des tests génétiques pour rentrer dans le centre et pourquoi même les plus vieux n’en sortent pas ? A moins que ce soit plus facile comme ça, pour vos consciences, d’ignorer notre existence et d’oublier totalement le centre une fois vous être débarrasser de vos indésirables.


 
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